http://sido-nie.vefblog.net/

  VEF Blog

sidonie m'a dit.........

posté le 03-09-2010 à 19:14:53


Scène 4

 

 

 

Le Grand Maharajah entre et claque des mains, tous les jeunes hommes se précipitent autour de lui…

 

Le Grand Maharajah : L’aube du grand jour se lève…. Approchez jeunes

                                     gens et écoutez bien cette énigme, mes sbires

                                     vont vous distribuer de quoi écrire votre réponse

                                     les 10 premiers qui répondront correctement à

                                     l’épreuve pourront prouver leur courage.

                                     Vous êtes prêts? Un prisonnier est enfermé dans

                                     une geôle du Palais, comme j’ai un doute sur sa

                                     culpabilité, je souhaite lui donner une chance de

                                     vivre… Dans sa cellule, il y a deux portes gardées

                                     par deux eunuques, l’une de ces portes donne sur

                                     la salle de supplices et mène à la mort, l’autre

                                     s’ouvre sur un grand escalier qui mène à sa

                                     liberté. L’un des eunuques dit toujours la vérité,

                                     l’autre ment systématiquement.

                                     Quelle seule et unique question le prisonnier doit-                        

                                     il poser à un seul des deux eunuques pour être

                                     certain de passer par la bonne porte.

                                     Je vous laisse chercher….  Je retourne dans mes

                                     appartements vous donnerez vos réponses à Ali  

                                     qui me les portera.

 

Rashid :  Shéhérazade je crois avoir déjà trouvé la réponse, mais

                j’aimerais que tu me dise ce que tu en penses.

 

Shéhérazade : Tu dois te débrouiller tout seul, je ne peux pas t’aider. 

                         Ecris ta réponse et vient je vais te raconter une autre  

                         histoire pour patienter jusqu’à la deuxième épreuve.

 

Musique…

 


 
 
posté le 03-09-2010 à 19:21:52


Scène 5

 

Shéhérazade : Il était une fois  trois princesses, trois sœurs,

                         Fatima et Nadia et Djamila. Fatima l’ainée, était douce et  

                         érudite,  passionnée d’art et de littérature et s’intéressait 

                         aux  sciences.  Tous les sujets de son père  disaient

                         qu’elle était la tête du royaume et qu’elle était toujours de 

                         bon conseil; aussi son père ne prenait-il  jamais de   

                         décision importante sans la consulter.

                         Nadia était la plus jeune et la plus gâtée ce qui faisait

                         d’elle une petite peste prétentieuse et capricieuse.

                         Djamila prise entre ces deux sœurs remarquables, était

                         effacée et mélancolique, elle errait dans le palais en

                         soupirant d’ennui essayant d’éviter le plus possible Nadia

                         qui n’avait de cesse de lui faire des farces de mauvais

                         goût et la faisait accuser de ses frasques chaque fois

                         qu’elle le pouvait.

 

Rashid :  Pauvre Djamila son sort est bien triste!

 

Shéhérazade : C’est ce que pensait Fatima.  Elle s’inquiétait beaucoup

                         pour sa sœur et cherchait un moyen de lui rendre le

                         sourire.

 

 

Fatima : Nadia je viens te parler de Djamila, elle ne mange plus rien, ne

              dort pas, erre dans le palais, son regard est vide, plus rien ne

              semble l’intéresser, elle est pâle et fragile et j’ai peur que cette  

              mélancolie n’est raison de sa raison.

 

Nadia : N’est raison de sa raison, très drôle…. Mais que veux tu que j’y

             fasse, elle n’a jamais été très rigolote je l’ai toujours vue pleurer

             sur son sort et ne s’amuser de rien! J’ai bien essayé mille fois de        

             la faire rire et de l’associer à mes jeux mais elle me déteste et ne

             veut jamais me voir.

 

Fatima : Je ne crois pas qu’elle te déteste, mais peut-être que tes farces

               et ta tendance à la faire accuser à ta place la mène à t’éviter.

 

Nadia : Ah voilà! C’est de ma faute si elle est incapable de profiter du 

             moindre plaisir et qu’elle préfère rester dans son coin!

 

 

Fatima : Je ne t’accuse de rien, je cherche un moyen de venir en aide à 

               Djamila. Toi qui a souvent des idées saugrenues, que pourrions

               nous faire pour que notre sœur reprenne gout à la vie.

 

Nadia : La mettre en danger de mort, lui faire vraiment peur pour qu’elle

             se rende compte qu’elle tient à la vie plus qu’elle ne le croit.

 

Fatima : Ton idée est dangereuse. Non, j’attends de toi une idée

               amusante, inventive, que tu mette à profit ton esprit espiègle et

               drôle.

 

Nadia : Je ne sais pas et je n’ai pas envie d’être responsable du bien

             être de Djamila, j’ai déjà assez à faire avec le mien!

 

Fatima : Ton égoïsme est sans limite, tu ne penses qu’à toi et à ton

               plaisir!

 

Nadia : Oui et alors, je suis comme ça et puis de toutes façons je suis

             sure que rien de ce que nous ferions ne suffirait à rendre le

             sourire à Djamila.

 

Djamila : Vous avez prononcé mon nom ? Vous parliez de moi, sans

               doute, Nadia, as-tu quelque nouveau reproche à me faire, ou

               m’accuses-tu de tes derniers méfaits…

 

Fatima : Mais non, Djamila, nous cherchions une idée pour te faire

               plaisir, pour te changer les idées. Est-ce que quelque chose te

               ferait plaisir ?

 

Djamila :  La seule chose qui me ferait plaisir c’est que vous m’ignoriez!

                Fatima tu as bien à faire avec la politique et Nadia a surement

                un cours de danse, un massage, un bain ou une fête qui 

                l’attend.

 

Nadia : Tu vois qu’est-ce que je t’avais dit elle ne veut pas de notre aide

             ou de notre compassion. Tu as vu comme elle me méprise,

             quand elle parle de mes occupations elle a ce petit air

             ironique….

 

 

Fatima : Arrêtez ! Déjà vous pourriez vous parler au lieu de passer par

              moi. Djamila, tu es de plus en plus pâle, tu ne manges rien

              depuis plusieurs jours, tu ne dors plus, tu es toujours triste et

              seule, nous voulons t’aider.

 

Nadia : Si tu voulais mourir, tu ne t’y prendrais pas autrement, mais moi

             je te trouve jolie comme ça blanche et transparente on dirait une

             fée……

 

Djamila : C’est ça je suis une fée et je ne veux pas de votre aide, et je

                vais vous confier un secret si vous me promettez de ne rien

                faire ni dire qui pourrait m’empêcher de réaliser mon dessein.

 

Fatima : Si tu as un dessein, rien ne peut nous faire plus plaisir, non

               seulement, nous ne t’empêcherons pas de réaliser ton projet,

               mais nous t’y aiderons.

 

Nadia : Promis, je ne dirais rien! Raconte !

 

Djamila : Je ne sais pas si je peux vous faire confiance.

 

Fatima : Je te donne ma parole et me porte garant de celle de notre

               petite sœur.

 

Djamila : Mes sœurs, je vais vous dire adieu, demain à l’aube je partirai

                et ne reviendrai pas.

 

Fatima : Tu ne peux pas faire ça! Où iras-tu? Que vas dire notre père?

               Son chagrin sera immense…..

 

Djamila : Notre père pense à me marier et ne souffrira pas de mon

               absence, il passe des semaines entières sans me croiser

               même du regard et se soucie peu de ce que je fais, il ne se

               rendra pas compte de mon départ avant des semaines…

 

Nadia : Elle a raison, tout le monde s’en moque on ne verra pas la

             différence, et si elle devait se marier elle devrait partir de toutes

             façons. Il faut organiser ta fuite ça c’est rigolo… j’ai lu une

             histoire, dans laquelle il y a un enlèvement on pourrait te faire

             enlever.. Je sens que je vais adorer ça!

 

Fatima : Et ma peine tu y as pensé, tu vas beaucoup me manquer et tu

              ne m’as pas répondu, où iras-tu?

 

Djamila : Je quitte notre pays et je vais en Europe rejoindre un groupe de

                femmes de tous les pays, des femmes qui disent que nous

                avons des droits et que nous pouvons choisir nos vies.

 

 

Fatima : Ici aussi tu as des droits, c’est moi qui fait les lois et je suis une

              femme, notre père m’écoute et nous avons changé beaucoup

              de choses pour les femmes dans tout le royaume.

 

Djamila : C’est facile pour une fille de roi, adorée de son père, mais moi

                qui n’ai jamais eu ses faveurs et qui ai passé mon temps avec

                les servantes et les esclaves je sais qu’ici rien n’est possible

                pour une femme que de prendre l’époux que son père lui aura

                choisi, de lui faire des enfants et de lui obéir.

 

Fatima : Reste ici et tu m’aideras à faire changer la condition des

              femmes, je m’y engage!

 

Nadia : Laisse la partir ! Je croyais que tu voulais son bonheur ! Alors 

            c’est qui l’égoïste ? Tu voulais son bonheur à condition qu’il

            n’empêche pas le tien ! Tu vois tu donnes toujours des leçons           

            aux autres mais quand il faut passer à l’acte il n’y a plus 

            personne! Moi je t’aiderai Djamila et tu partiras vivre ton rêve!

 

Djamila : Jamais je n’aurais pensé que tu me comprendrais, Nadia,

                j’aurais même parié sur ton envie de me dénoncer, quant à toi

                ma chère Fatima je pensais au contraire que tu serais de mon

                côté…. Je vous écrirais souvent et je vous tiendrais au courant

                de nos avancées  dans le mouvement des femmes libres.

 

 

Rashid : Et alors elle est partie? Et ce « mouvement des femmes libres »

               c’est quoi ?

 

Shéhérazade : Oui elle est partie et elle écrivait beaucoup à ses sœurs,

                         mais l’aube est là et je crois que le temps de la deuxième

                         épreuve est arrivé. Rejoins tes compagnons d’arme le

                         Grand Maharajah ne va pas tarder.

 

Rachid : Et si j’ai raté la première épreuve?

 

Shéhérazade : Ne t’inquiète pas, tu es perspicace, je suis sure que tu as

                          réussi.

 

 

Musique et danse….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 03-09-2010 à 22:47:29

i

Scène 6

 

 

 

Le Grand Maharajah : Deuxième jour, les 10 gagnants de l’énigme vont

                                     être amenés dans la grotte du Génie Maléfique,

                                     celui qui dévore les pleutres et les couards les 6

                                     d’entre eux qui ressortiront victorieux auront une

                                     nouvelle épreuve au lever du soleil du prochain

                                      jour.

 

Rashid : Shéhérazade, j’ai réussi , je suis sélectionné pour la seconde

               épreuve, mais à la vérité je suis mort de peur et je vais échouer

               face au Génie Maléfique…

 

Shéhérazade : De quoi as-tu peur? De mourir? Souviens toi, tu dois

                         mourir de toutes façons, tu sauras ainsi quelle est

                         réellement la valeur de ton courage, tu n’as rien à perdre,

                         tout à gagner.

 

Rashid : Alors Adieu Shéhérazade…. Merci pour toutes ces belles

               histoires que tu m’as racontées c’est vrai que je n’ai pas vu le

               temps passé.

 

Shéhérazade : Au revoir Rashid, j’ai confiance en toi je te reverrai

                         bientôt.

 

 

Les gardes du roi emmènent Rashid et les autres participants.

 

Musique et danse…

 

Shéhérazade : Allah! Protège Rashid, mon histoire n’est pas terminée,

                         ce n’est pas encore l’heure…..

 

 

 


 
 
posté le 03-09-2010 à 22:49:34

Scène 7

 

Shéhérazade : Qu’Allah soit remercié; tu es sain et sauf ! Comment te

                          sens-tu ?

 

Rachid : Je me sens fort et en pleine forme, devant le génie ma peur

               s’est évanouie, quand j’attendais devant la grotte je tremblais et

               n’arrivais plus à penser, alors j’ai prié pour me donner du

               courage et j’ai repensé à tes histoires et j’ai imaginé que le

               Génie n’existait pas vraiment et qu’il était sorti d’une de tes

               histoires et quand je me suis retrouvé face à lui je l’ai vu tout

               petit. Il avait la bouche encore pleine des restes de mes

               compagnons qu’il avait dévorés. Je me suis planté devant lui

               avec assurance et lui ai dit : Comment pourrais-tu me dévorer

               alors que ta bouche est encore pleine, et sais-tu que si tu ne

               prends pas la peine de mâcher et de digérer ce que tu viens

               d’avaler je vais faire une grosse boule dans ton estomac et tu

               mourras dans d’atroces douleurs.

               « Je ne mange que les pleutres et tu te permets de me donner

               des leçons qui es-tu pour oser me parler de ma mort ? » m’a-t-il

               répondu. Et je crois qu’il a peur de la maladie car du coup il

               m’a laissé partir en me priant d’emmener avec moi les autres

               compagnons qui attendaient leur tour, je crois que mes propos

               lui ont donné une sacrée indigestion!

 

Shéhérazade : Je savais que tu trouverais le courage et que ton

                          ingéniosité te sauverait!

 

Rashid : Je voulais connaitre la fin de l’histoire des trois sœurs…. Alors

               qu’est-il arrivé à Djamila ?

 

Shéhérazade : Grâce aux lettres de Djamila, Fatima, aidée de sa sœur,

                         ont impliqué les femmes dans la gestion du

                         royaume et convaincu leur père de laisser plus de liberté

                         aux femmes et de les laisser choisir leur époux.

 

Rashid : Incroyable!

 

 

 

Shéhérazade : Malheureusement la nouvelle s’est répandue dans les

                         royaumes environnants et les princes de ces contrées

                         ayant peur de perdre leur pouvoir ont enfermé et voilé les

                         femmes pour qu’elles ne puissent pas se regrouper et

                         mettre en danger l’ordre établi par les hommes…. Les

                         femmes depuis ce jour ont maudit Fatima et ses sœurs

                         et pour se venger ont incité leurs princes à faire la guerre

                         à ce roi trop lâche pour résister aux femmes. Le roi fut

                         vilipendé en place publique et on lui fit couper la tête par

                         une femme pour montrer à la population que les femmes

                         étaient aussi cruelles que les hommes.

 

Rashid : Je n’y comprends plus rien, je pensais que c’était bien d’avoir

               donné des responsabilités aux femmes….

 

Shéhérazade : Ce qui a amené la guerre et la destruction ce n’est pas

                         d’avoir donné des droits aux femmes c’est la peur des

                         hommes de tout ce qui change et qu’ils ont l’impression

                         de perdre, sans chercher à savoir ce qu’ils pourraient y

                         gagner.

 

Rashid : Rien ne peut changer alors!

 

Shéhérazade : Quand les graines sont semées il finit toujours par sortir

                         une petite pousse et si quelqu’un de courageux va

                         l’arroser elle fera un grand arbre qui fera de nouvelles

                         graines, rien ne sert à rien.

 

Rashid : Peut-être que le Génie maléfique ne dévorera plus les couards

               de peur d’être malade…..

 

Shéhérazade : Peut-être qui sait ? Tu devrais dormir un peu quand le

                          jour va venir tu auras la troisième épreuve et c’est une

                         épreuve d’adresse, si tu ne t’ai pas reposé tu échoueras.

 

 

Rachid s’allonge et pose sa tête sur les genoux de Shéhérazade on entend la musique au loin….

 


 
 
posté le 03-09-2010 à 22:51:22


Scène 8

 

Le Grand Maharajah : Jeunes Gens valeureux, je vous félicite d’être là à

                                     l’aube de ce troisième jour d’épreuves et quoi qu’il

                                     en soit de la suite vous êtes déjà parmi les

                                     meilleurs sujets du royaume et je me souviendrais

                                     de vous tous. Maintenant voici l’épreuve

                                     d’adresse : Il s’agit de prouver votre dextérité à

                                     l’épée les deux premiers touchés auront perdu les

                                     4 restants devront écrire un poème pour l’épreuve

                                     de demain.

 

 

Préparation des combattants et petit tournoi d’escrime……

 

Rachid fait partie des gagnants…..

 

Rashid : Shéhérazade, j’ai gagné! C’est incroyable, jamais je ne m’étais

               aussi bien battu, je me sentais léger  et sans peur!

 

 

Shéhérazade :  C’est normal, Rachid, tu n’as rien à perdre, il n’y a que

                          ceux qui ont à perdre qui connaissent la peur, c’est

                          pourquoi les peuples qui n’ont rien sont des guerriers 

                          acharnés et vont à la mort le sourire aux lèvres…  Je     

                          vais te raconter l’histoire d’Alamut…

 

 

 

Musique…..

 

 

 

 

 

 


 
 
 

Ajouter un commentaire

Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article